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Paris, le 6 novembre / Communiqué de presse
L'OPINION DES ENTREPRISES SUR L'EMPLOI DES PERSONNES HANDICAPEES : UN SONDAGE EXCLUSIF LOUIS HARRIS / L'AGEFIPH / L'ADAPT
87% des entreprises employant des salariés handicapés satisfaites de leur choix.
L'Agefiph et l'Adapt ont demandé à l'institut Louis Harris de réaliser une étude afin d'identifier la perception qu'ont les employeurs des personnes handicapées, de mesurer leur degré de satisfaction vis à vis des expériences vécues, de cerner les freins ainsi que les leviers susceptibles de favoriser le recrutement de personnes en situation de handicap.
Des employeurs très satisfaits
87% des entreprises qui emploient des salariés handicapés se déclarent satisfaites de cette expérience (ce chiffre monte à 97% dans les entreprises de 250 salariés et plus). Fait notable, les entreprises sans salarié handicapé mais ayant eu le récit d'expériences positives partagent ce point de vue à 84%.
Une image du travailleur handicapée positive L'ensemble des entreprises perçoivent les travailleurs handicapés comme motivés, performants, possédant un esprit d'équipe, des qualités de contact et d'intégration. Leurs employeurs actuels leur reconnaissent toutefois une moindre capacité à encadrer et à évoluer. Les entreprises qui n'en emploient pas regrettent quant à elles leur manque supposé de mobilité.
Une perception ambivalente du handicap La grande majorité des entreprises estiment que " recruter une personne handicapée, c'est d'abord recruter une personne comme une autre " (85% - 81%). Néanmoins, cette démarche est aussi vécue comme " une bonne action " ou " un acte civique " pour 80% d'entre elles, bien plus qu'une obligation légale (57% -43%). Par ailleurs, la nature du handicap est importante pour 88% des entreprises. Ainsi le handicap moteur est perçu comme un frein réel au recrutement (59% -64%), loin devant le handicap mental (28% -23%) et le handicap sensoriel (21% -13%).
Des freins administratifs et psychologiques Le recrutement d'un collaborateur handicapé est perçu comme quelque chose de difficile, surtout pour les entreprises qui n'ont pas encore tenté cette démarche (59% - 72%). Les organismes en charge de cette question sont insuffisamment identifiés : 6 employeurs sur 10 parmi ceux qui n'emploient aucun handicapé, ne savent pas à qui s'adresser. Les entreprises qui n'en emploient pas imaginent que leurs salariés seraient défavorables (40%). Ce taux chute à 17% pour les autres employeurs, ce qui montre que l'expérience génère plutôt l'adhésion de la communauté de travail.
Des pistes de progrès Les mesures les plus plébiscitées pour inciter à recruter des salariés handicapés portent sur des contrats spécifiques de courte durée (86 %) ainsi que sur le financement d'une partie des charges salariales (87%). Toutes les entreprises s'accordent également pour affirmer qu'un plus grand respect des personnes handicapées dans notre société constituerait un facteur primordial pour les inciter à recruter (82%).
Cette photographie, globalement très positive, doit toutefois être nuancée. Au delà du discours d'adhésion où le handicap peut apparaître presque banalisé, les préjugés demeurent et restent un facteur discriminant majeur. Si cette question relève d'un véritable enjeu de société, elle n'est pas encore perçue comme relevant prioritairement de la responsabilité individuelle.
L'Agefiph et l'Adapt se réjouissent toutefois que la personne handicapée, une fois intégrée, soit reconnue pour ses compétences et ses qualités humaines. Son handicap devient alors secondaire, jusqu'à parfois s'effacer aux yeux de ses collègues.
C'est le message que nous souhaitons faire passer à l'occasion de cette 6è Semaine pour l'emploi des personnes handicapées, avec le slogan " agir, c'est réussir ".
Sondage réalisé par téléphone, pour l'Agefiph et l'Adapt, du 17 au 23 octobre 2002, auprès de 400 entreprises de 10 salariés et plus, employant ou non des personnes handicapées, selon la méthode des quotas (effectifs, secteur d'activité, répartition géographique).
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