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Témoignage : Calliger S.A.

Maintien et reclassement d'un salarié en entreprise.



Entreprise :
CALLIGER BTP
1460, avenue du stade
BP 50
MARNAZ
74314 CLUSES cedex
   
Activité : Terrassement, gros-œuvre, maçonnerie.
Effectif du site : 25 salariés
 
 
Personnes rencontrées :
Richard VANNSON - Gérant

"Comme nous sommes toujours à la recherche de main-d’œuvre pour effectuer des travaux de finition, nous avons étudié, avec le salarié et validé par le médecin du travail, les diverses tâches qu’il pouvait réaliser et ainsi nous avons trouvé un poste transversal en liaison avec son handicap".

Pourtant à la mi-mars 2001, lorsque Monsieur VANNSON le gérant de la société CALLIGER BTP voit revenir son salarié au sein de l’entreprise après un arrêt de prés de 2 ans suite à un accident du travail, il se demande comment il va faire pour conserver ce salarié au sein de son entreprise.
En effet, celui-ci a la main gauche atrophiée ainsi qu’une paralysie du pouce gauche, l’empêchant de tenir un quelconque outil avec cette main. Il ne pouvait donc plus exercer son ancien métier de maçon.

Seulement, entre temps Madame VANNSON a rencontré Emmanuel ROY le chargé de mission HANDIBAT de la Fédération BTP 74.
Celui-ci va lui expliquer les différentes procédures à suivre et surtout vers quels organismes s’adresser pour lancer le reclassement du salarié concerné.
Cette intervention va permettre le déclenchement du processus de maintien dans l’emploi.
"De toute façon nous dit Monsieur VANNSON, le coût du licenciement et surtout la perte de compétence, difficilement retrouvable actuellement, étant donnée la tension sur le marché du travail en Haute-Savoie, nous a conduit très rapidement à rechercher une solution en interne".

La solution a été trouvée en liaison avec le médecin du travail et CAP EMPLOI 74, sur un poste en finition. Il a fallu prendre en compte les différentes contre-indications et notamment l’interdiction du port de charges lourdes et de monter à l’échafaudage.

Aujourd’hui, il passe d’un chantier à un autre pour réaliser les petits travaux de finition, de reprise, de ragréage. Du fait de son expérience et de ses compétences en tant que maçon, le travail effectué est de meilleure qualité, que s’il était réalisé par un manœuvre ou un aide-maçon.

"En fait, nous dit Monsieur VANNSON, ce sont des tâches que nous avions complètement délaissé au sein de l’entreprise, alors qu’aujourd’hui avec ce salarié, ces petits travaux de maçonnerie tels que la finition, le ragréage, se font au fur et mesure de l’avancement des chantiers. A la limite, nous pouvons dire que commercialement parlant c’est un plus pour l’entreprise, notamment auprès des architectes qui apprécient la qualité du service".


"Aujourd’hui, nous dit Emmanuel ROY, la réussite de ce maintien a démontré, s’il en était besoin, que l’entreprise doit être accompagnée et non délaissée face à une situation qu’elle ne sait pas forcement gérer".

Et Monsieur VANNSON de conclure : "Dans le cas de ce salarié, le licencier aurait été la solution de facilité pour éluder le problème".

D’ailleurs, l’entreprise a été plus que sensibilisée à la question des travailleurs handicapés, puisqu’elle a effectué, en même temps que le maintien en emploi précédemment expliqué, le recrutement d’un grutier qui ne pouvait plus occuper son ancien poste de maçon à cause d’un problème de dos.

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texte mis à jour le :  9 avril 2001

          
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